19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 10:50
" Je t'aime, chef-d'oeuvre de Pierre;
J'aime cette grâce sévère,
Le cours puissant de la Néva,
Le granit qui borde sa rive,
Près des canaux les entrelacs
Des grilles, et les nuits pensives,
Leur ombre claire, leur éclat.
Voilà! Chez moi, point de bougies.
Je lis, j'écris à la clarté
Qui baigne les rues endormies.
L'aiguille de l'Amirauté
Brille au loin. Sur le ciel que dore
Un éternel rayon, l'aurore
Se hâte d'aller relever
Le crépuscule inachevé
Et la nuit dure une heure à peine. [...]
Vis, resplendis, ville de Pierre.
Comme la Russie reste fière
Inébranlable en ta beauté!
L'élément que tu as dompté
Puisse-t-il oublier sa haine!
Que jamais sa colère vaine
Ne vienne en son repos troubler
Le Fondateur de la Cité! "
J'aime cette grâce sévère,
Le cours puissant de la Néva,
Le granit qui borde sa rive,
Près des canaux les entrelacs
Des grilles, et les nuits pensives,
Leur ombre claire, leur éclat.
Voilà! Chez moi, point de bougies.
Je lis, j'écris à la clarté
Qui baigne les rues endormies.
L'aiguille de l'Amirauté
Brille au loin. Sur le ciel que dore
Un éternel rayon, l'aurore
Se hâte d'aller relever
Le crépuscule inachevé
Et la nuit dure une heure à peine. [...]
Vis, resplendis, ville de Pierre.
Comme la Russie reste fière
Inébranlable en ta beauté!
L'élément que tu as dompté
Puisse-t-il oublier sa haine!
Que jamais sa colère vaine
Ne vienne en son repos troubler
Le Fondateur de la Cité! "
Alexandre Sergueïévitch Pouchkine
(1799, Moscou - 1837, Saint-Pétersbourg)
Prologue du "Cavalier de bronze" ("Медный всадник")
1833
Traduction de J.-L. Backès, L'Age d'homme
(1926-1973)
"Pouchkine et le cavalier de bronze"
1946
Un autre extrait du poème:
Le texte complet en russe :
Publié par LIZOTCHKA - dans