19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 00:42

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Après
Queen Alexandra's Kokoshnik Tiara

Queen Alexandra's Kokoshnik Tiara

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Ce diadème provient de la collection d'Alexandra, l'arrière-grand-mère de la reine actuelle.

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Alexandra (née princesse de Danemark, 1844-1925), princesse de Galles, puis reine consort de 1901 à 1910, épouse d'Edouard VII.

Alexandra a reçu ce diadème à l'occasion de son 25e anniversaire de mariage, en 1888, de la part de Lady Salisbury, au nom de 365 pairesses. Il a été réalisé par le prestigieux joaillier Garrard.

Alexandra (alors princesse de Galles) avait demandé à ce que le diadème soit inspiré de celui de sa soeur Dagmar, impératrice de Russie.

Banni de la haute société sous Pierre le Grand, le kokochnik revient en grâce sous le règne de Catherine II. La princesse allemande devenue tsarine soulignait ainsi, une fois de plus, son attachement aux traditions russes. Plus russe que les Russes, comme toujours !

A gauche: Catherine II en habit russe avec gilet (chougaï) et kokochnik. V. Eriksen. 1772.

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Catherine II en costume russe

Peintre anonyme d'après un original de Torelli (fin XVIIIe)

Un peu plus tard, la guerre contre Napoléon provoque un sursaut de nationalisme et un intérêt pour tout ce qui est russe. En 1834, Nicolas Ier instaure un nouveau "dress code" à la cour. Quand on connaît le caractère de Nicolas Ier, on peut dire qu'il instaure un énième uniforme.

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L'impératrice Alexandra Fédorovna (née princesse de Prusse, 1798-1860), l'épouse de Nicolas Ier, affectionnait particulièrement les kokochniks.
A. Malioukov (1836). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

A. Malioukov (1836). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

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Portrait de la dame d'honneur Sofia Vassilievna Orlova-Dénissova (?)
Pimène Orlov (1835). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

Pimène Orlov (1835). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

La robe de brocart d'or ou d'argent est inspirée du sarafan, la robe traditionnelle paysanne. Un grand décolleté, une longue traîne et un kokochnik. Les diplomates étrangers de l'époque étaient éblouis.

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Pimène Orlov (1837). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

La seconde moitié du XIXe siècle est l'époque de l'historicisme et l'intérêt pour les costumes nationaux s'accroît encore. Le "pseudo-russe" ou "néo-russe" est à la mode. L'apogée sera

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Ivan Makarov(avant 1855)

Le costume instauré par Nicolas Ier restera en vigueur jusqu'au coup d'Etat bolchévique, sans trop de changements.

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, 1864-1918), épouse du grand-duc Serge Alexandrovitch et soeur de la dernière impératrice.

Le kokochnik, précieux ou simple, un véritable "must-have" !

Les deux soeurs danoises,

et leurs fils, Nicky et Georgie

: des kokochniks en veux-tu, en voilà !

et les Russes à Nice

Publié par LIZOTCHKA - dans