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Le blog Russie de Lizotchka - Culture, histoire, Saint-Pétersbourg...

Culture, histoire, Saint-Pétersbourg...

Queen Alexandra's Kokoshnik Tiara

, voici un autre fabuleux diadème d'Elizabeth II. Sa forme est inspirée de celle d'un kokochnik, la coiffe traditionnelle russe. En fait, on devrait plutôt dire du kokochnik porté à la cour de Russie, sensiblement différent de celui des paysannes ! Ce diadème témoigne aussi des liens très forts qui unissaient les monarchies britanniques et russes à cette époque.le diadème "Vladimir"Queen Alexandra's Kokoshnik Tiara

Ce diadème provient de la collection d'Alexandra, l'arrière-grand-mère de la reine actuelle.

Alexandra (née princesse de Danemark, 1844-1925), princesse de Galles, puis reine consort de 1901 à 1910, épouse d'Edouard VII.

Alexandra a reçu ce diadème à l'occasion de son 25e anniversaire de mariage, en 1888, de la part de Lady Salisbury, au nom de 365 pairesses. Il a été réalisé par le prestigieux joaillier Garrard.

Alexandra (alors princesse de Galles) avait demandé à ce que le diadème soit inspiré de celui de sa soeur Dagmar, impératrice de Russie.

Banni de la haute société sous Pierre le Grand, le kokochnik revient en grâce sous le règne de Catherine II. La princesse allemande devenue tsarine soulignait ainsi, une fois de plus, son attachement aux traditions russes. Plus russe que les Russes, comme toujours !

A gauche: Catherine II en habit russe avec gilet (chougaï) et kokochnik. V. Eriksen. 1772.

Peintre anonyme d'après un original de Torelli (fin XVIIIe)

Un peu plus tard, la guerre contre Napoléon provoque un sursaut de nationalisme et un intérêt pour tout ce qui est russe. En 1834, Nicolas Ier instaure un nouveau "dress code" à la cour. Quand on connaît le caractère de Nicolas Ier, on peut dire qu'il instaure un énième uniforme.

L'impératrice Alexandra Fédorovna (née princesse de Prusse, 1798-1860), l'épouse de Nicolas Ier, affectionnait particulièrement les kokochniks.

A. Malioukov (1836). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

Portrait de la dame d'honneur Sofia Vassilievna Orlova-Dénissova (?)

Pimène Orlov (1835). Musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg.

La robe de brocart d'or ou d'argent est inspirée du sarafan, la robe traditionnelle paysanne. Un grand décolleté, une longue traîne et un kokochnik. Les diplomates étrangers de l'époque étaient éblouis.

La seconde moitié du XIXe siècle est l'époque de l'historicisme et l'intérêt pour les costumes nationaux s'accroît encore. Le "pseudo-russe" ou "néo-russe" est à la mode. L'apogée sera

Ivan Makarov(avant 1855)

Le costume instauré par Nicolas Ier restera en vigueur jusqu'au coup d'Etat bolchévique, sans trop de changements.

, 1864-1918), épouse du grand-duc Serge Alexandrovitch et soeur de la dernière impératrice.

Le kokochnik, précieux ou simple, un véritable "must-have" !

Les deux soeurs danoises,

The Vladimir Tiaraet leurs fils, Nicky et Georgie

: des kokochniks en veux-tu, en voilà !

Le bal "à la russe" de 1903et les Russes à Nice

Dagmar-Marie Fédorovna Publié par LIZOTCHKA - dans

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